ACTUALITÉS

L’appel des présidents Maxime Prévot (cdH) et François De Smet (DéFI)
« Il ne faut pas un gouvernement d’urgence, il faut d’urgence un gouvernement »
Le jeudi 12 mars 2020

Maxime Prévot, président du cdH, et François De Smet, président de DéFI, lancent un appel en vue d’une sortie de crise : le soutien mutuel à la mise en place des alternatives permettant à un gouvernement de plein exercice de compter sur un potentiel de 82 sièges à la Chambre. Ils listent aussi les priorités de ce gouvernement.

Nous sommes à neuf mois des dernières élections. Neuf mois que les grands partis sont à la manœuvre.
Neuf mois que le blocage paraît inexorable.

Nos deux partis ont été consultés, ont offert du contenu, fait des propositions, de manière modeste mais constructive. Nous avons conscience d’être des acteurs de taille relative au fédéral. Mais nous pouvons être des acteurs de la solution au vu du marasme actuel. Aujourd’hui, la situation est d’une gravité exceptionnelle, et demande des solutions rapides.

Crise économique, perspectives financières dramatiques, pandémie mondiale, crise migratoire potentielle : jamais, dans l’histoire récente, notre pays n’a dû faire face à une constellation de crises aussi forte, avec un gouvernement aussi faible et dépourvu de légitimité.

Nous ne pouvons plus attendre.

Nous ne pouvons pas non plus nous permettre le luxe de nouvelles élections dans un contexte aussi destructeur pour notre économie, la santé de nos citoyens, et l’avenir du pays.

Nos partis sont différents, ont des histoires différentes, et sont des concurrents politiques. Mais nous estimons que la situation est trop grave pour ne pas tirer la sonnette d’alarme et mettre nos volontés politiques en commun pour proposer une sortie de crise.

Nous, DéFI et cdH, constatons que les oukases et obsessions des grands partis ne permettent pas de sortir de la crise.

Tout indique que la détermination du PS à ne pas gouverner avec la N-VA est égale à la détermination du CD&V de gouverner avec elle, et qu’aucun des acteurs en présence ne cèdera.

Tout indique aussi qu’il n’existe pas de majorité possible autour de la N-VA.

Et nous ne voyons pas comment un quelconque « gouvernement d’urgence » pourrait se constituer sans une majorité parlementaire.

Notre proposition : 82 sièges pour sortir de la crise

Nos deux partis représentent ensemble deux possibilités de sortie de crise :

  • Un gouvernement « petite Vivaldi » composé de l’arc-en-ciel et du cdH ;
  • Un gouvernement « 77 » composé de l’arc-en-ciel et de DéFI.

Nos deux partis sont convaincus de l’urgence d’agir et demandent que ces deux pistes soient dès que possible sérieusement envisagées, ce qui n’a jamais été le cas jusqu’ici.

Quelle que soit la configuration, nos deux partis s’engagent à soutenir la mise en place de chacune de ces deux alternatives, ce qui représente un « jeu » potentiel de 82 sièges sur 150.

Dans les deux hypothèses, notre pays pourrait bénéficier, à court terme, d’un gouvernement de plein exercice, et d’une opposition démocratique francophone. Les deux éléments sont essentiels au bon fonctionnement de notre démocratie.

Concrètement…

  • cdH et DéFI s’engagent chacun, dans l’hypothèse où l’un d’entre eux rejoindrait un arc-en-ciel, à ce que l’autre s’abstienne lors du vote de confiance d’un gouvernement arc-en-ciel, que ce soit en formule 80 (avec cdH) ou en formule 77 (avec DéFI). Dans les faits, le gouvernement qui s’installerait dans ces conditions serait assuré de pouvoir s’installer avec une majorité confortable ;
  • cdH et DéFI s’engagent à mettre en œuvre un processus de réforme de l’État sur base rationnelle et citoyenne à l’horizon 2024, au départ du Parlement fédéral ou de toute initiative adéquate, ainsi qu’une évaluation des précédentes réformes de l’État.

Sur le fond le gouvernement devra avoir cinq priorités

  1. La santé, en vue de juguler immédiatement et efficacement la crise sanitaire et, plus largement, assurer la pérennité de notre système de santé ;
  2. L’emploi et la lutte contre la précarité, afin de protéger l’emploi et agir rapidement contre la crise économique et financière en train de se déployer ;
  3. Le refinancement de la Justice, rendu indispensable par l’état de déliquescence dans lequel elle se trouve, et le remplissage du cadre policier ;
  4. La question migratoire qui, au-delà de la crise actuelle à la frontière gréco-turque, est un enjeu devenu majeur au sein de nos sociétés ;
  5. Le climat, en vue de permettre à la Belgique d’assurer ses engagements internationaux.

Nous estimons aussi que ce gouvernement, dans son énergie et son projet, doit tout faire en vue de permettre, en 2024, la victoire des partis démocratiques et la défaite des populistes. Cela demande de prendre à bras le corps les défis les plus difficiles de notre temps. Et cela permettra de faire à nouveau fonctionner pleinement notre démocratie.

Maxime Prévot, président du cdH
François De Smet, président de DéFI

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