
Afin d’aider les communes, le Gouvernement Wallon a envisagé la reprise du financement des Zones de Secours par les provinces. Au fil des réunions entre les autorités wallonnes et provinciales, cette contrainte fut réduite à 60% à l’horizon 2024 (au lieu de 100% prévus initialement) mais toujours sans y allouer des moyens supplémentaires. Les provinces, dont celle de Namur, obligées d’honorer cette exigence régionale, ont donc dû faire des choix difficiles dans leurs missions et dans leur fonctionnement.
Nous assumons ces choix difficiles assumés par la majorité provinciale à laquelle DéFI participe. Il est un fait qu’un certain nombre d’organismes seront pénalisés dès l’an prochain par la diminution ou la suppression
des subsides provinciaux dont ils bénéficiaient. Aucun des partenaires de la majorité provinciale n’en est ravi mais il fallait dégager les millions pour cette réforme que nous imposait le Gouvernement wallon PS-MR-Ecolo.
Dans la mesure où certaines de ces institutions/asbl (nous pensons notamment au Bébébus, aux Agences Immobilières Sociales, etc.) sont également en lien avec les communes et que leurs missions méritent
d’être poursuivies ;
Dans la mesure où ces communes ont, ensemble, récupéré plusieurs millions (5,5 M° en 2020, 9,9 M° en 2021, 14,4 M° en 2022, 28,9 M° en 2023 et 23,3 M° en 2024) ;
La Fédération Provinciale namuroise de DéFI propose tout simplement que les communes participent à l’effort et leur lance un appel afin qu’elles augmentent leurs subventions à l’égard de ces associations.
Cet effort ne constitue qu’une dépense de quelques milliers d’euros pour la plupart des communes (face aux dizaines voire centaines de milliers récupérés !) mais qui peuvent faire toute la différence ; et notamment d’éviter à ces asbl de recourir à des licenciements !
DéFI entend la colère de ces acteurs ; elle est bien légitime. Mais nous voulons aussi leur dire que d’autres institutions que la Province détiennent une bonne part de la solution.
C’est pourquoi, dans la plupart des communes où nous avons des élus (c’est déjà le cas pour Namur, Jemeppe, Gembloux & Yvoir), nous avons déposé des motions en ce sens. En espérant que les partis au pouvoir comprennent et approuvent la démarche au nom de la solidarité.